Il est une de ces petites interrogations que nous pourrions avoir devant l'image de la toute puissance : quelle est son utilité ? La culture populaire nous offre, dans un large panel d’œuvres, des exemples, des modèles, des inspirations de héros puissants dont les récits impriment leurs dilemmes et leurs épreuves dans notre inconscient.
La possession, l'attribution, la récupération, la défense d'un très grand pouvoir est généralement mise en image par le "receveur" ou le "détenteur" du pouvoir qui est un humain changeant de statut d'être normal à être suprême, car au centre du récit. La mise en image du pouvoir a donc souvent pour but de susciter une réaction du public, une réaction simple que nous connaissons tous, c'est l'empathie. En conférant une certaine puissance à un personnage, toujours un humain même lorsqu'ils s'agit d'animaux dans les Disney puisqu'ils sont anthropomorphisés à l'excès, c'est toute l'interaction de ce sujet avec sa société qui change... le pouvoir a cette caractéristique basique de modifier le rapport de A à B. La puissance est ainsi la clé de l'existence : "vous reconnaissez mon existence car je menace la votre par ma puissance et ainsi vous tenez compte de l'ordre que je peux/veux imposer". Ce principe est un large sujet de débats dans la plupart des théories politique, aussi bien dans les relations internationales que dans la sociologie, mais c'est bien lui qui l'emporte dans l'imagerie de la culture populaire.
La possession, l'attribution, la récupération, la défense d'un très grand pouvoir est généralement mise en image par le "receveur" ou le "détenteur" du pouvoir qui est un humain changeant de statut d'être normal à être suprême, car au centre du récit. La mise en image du pouvoir a donc souvent pour but de susciter une réaction du public, une réaction simple que nous connaissons tous, c'est l'empathie. En conférant une certaine puissance à un personnage, toujours un humain même lorsqu'ils s'agit d'animaux dans les Disney puisqu'ils sont anthropomorphisés à l'excès, c'est toute l'interaction de ce sujet avec sa société qui change... le pouvoir a cette caractéristique basique de modifier le rapport de A à B. La puissance est ainsi la clé de l'existence : "vous reconnaissez mon existence car je menace la votre par ma puissance et ainsi vous tenez compte de l'ordre que je peux/veux imposer". Ce principe est un large sujet de débats dans la plupart des théories politique, aussi bien dans les relations internationales que dans la sociologie, mais c'est bien lui qui l'emporte dans l'imagerie de la culture populaire.
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| Alors soit Michael Jackson était un babouin soit Disney ment aux enfants sur la nature des lions (Le roi lion, 1994) |
Dans son interaction avec la société, le détenteur d'un pouvoir nouvellement acquis "découvre" quelque chose qu'il ne présupposait pas. Son innocence le préservait jusque là d'une telle réflexion dans la mesure où l'innocence appartient à ceux qui n'ont aucun pouvoir, autrement dit les détenteurs du pouvoir sont des coupables puisqu'ils sont "responsables" (rappelez vous oncle Ben dans Spiderman). Cette découverte soudaine c'est la découverte de l'ordre. L'ordre n'est pas que l'application rigoriste de "lois" mais simplement "l'ordre des choses", le système d'arrangement des choses tel qu'il semble "naturel" aux yeux de tous.
Personnellement, il ne m'est jamais venu à l'esprit étant enfant que Simba ne pouvait pas être le roi même si lui en doutait.
On va donc devoir, à travers des exemples imagés, s'interroger sur ce rapport entre le pouvoir, en d'autres termes le détenteur d'un pouvoir, et l'ordre. Et la tâche est plus compliqué qu'il n'y paraît même si la mise en images va simplifier à l'extrême ce processus en nous racontant une histoire du pouvoir : celui-ci sert soit à renverser l'ordre soit à le maintenir. Le pouvoir est double, en clair le pouvoir est une question de choix.
Commençons par deux représentations simples de l'ordre pour voir les effets pervers du pouvoir et enfin conclure sur le dilemme constamment mis en image : rejoindre l'ordre ou tuer le pouvoir.
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| Le conseil des Jedi dans Star Wars : la menace fantôme (Lucas, 1999) |
George Lucas a proposé deux images radicalement différentes de ses chevaliers imaginaires.
Dans la première trilogie des années 1980, les Jedi ne sont que trois : Obi-wan, Yoda et Luke. Ils gardent un code de chevalerie et œuvrent pour renverser l'ordre autoritaire, imposé par l'empire galactique.
Or, dans la seconde trilogie qui a mouvementé notre adolescence les Jedi sont beaucoup plus nombreux et ont un tout autre rôle : maintenir l'ordre. Le monde entre les deux trilogies s'est renversé pour revenir à une époque où les Jedi étaient les "gardiens" de la République.
L'image du conseil est la plus expressive de cette nouvelle identité des Jedi, ils sont une institution dont le but est bien d'approuver et défendre l'ordre. Je me rappelle d'une scène très marquante dans l'épisode 2 (L'attaque des clones, 2002) dans laquelle Anakin et Obi-wan pourchassent l’assassin dans un bar et après l'avoir attrapé Anakin s'adresse aux péons du bar "gardez votre calme, Jedi en mission". C'est tout simplement la transposition dans notre imaginaire du policier qui après une arrestation ou lors d'une poursuite mouvementé déclare aux passants "dégagez, police"/"FBI y'a rien à voir", le gardien de l'ordre est habilité par ce même ordre à faire la loi.
Le conseil qui délibère n'agit que dans le but de maintenir l'ordre : démocratie parlementaire, droit au commerce, abolition de l'esclavage etc. dont les indices sont répartis dans le décor des films. C'est en partie la raison qui motive Anakin à changer de camp : "de quel droit décide-t-il de..." s'offusque-t-il blessé dans son orgueil.
Anakin est orgueilleux de son pouvoir dans la trilogie, doté d'une puissance incroyable et considéré comme le "prophète" de la Force, il ne peut se contenter de maintenir l'ordre mais choisit de le renverser. L'ordre a beau se défendre par la rationalité il ne peut contenir les émotions indissociables du sentiment de puissance, une analyse de la démocratie par l'universitaire français Philippe Braud va d'ailleurs dans ce sens.
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| La corruption de l'ordre : les coulisses de l'autorité sont un fumoir sombre (X-Files, 1993-2002) |
Si Anakin renverse le merveilleux ordre démocratique de la République des Jedi anarchistes c'est qu'il croit fermement en sa corruption. Dans la mise en image, le pouvoir est toujours confronté à un ordre corrompu (dénué de justice) qui va motiver son renversement. La rationalité bureaucratique supposément à l'oeuvre dans les sociétés développées et ordonnées se trouve par ailleurs dans l'imagerie très souvent le lieu des pires corruptions.
Dans X-Files, c'est la figure mythique de "l'homme à la cigarette" qui représentera le mieux cet ordre malveillant pour une société américaine à la liberté illusoire. Homme de l'ombre et bénéficiant de l'accès à toutes les institutions de l'ordre (Pentagone, FBI et Consortium d'intérêts économiques), il s'occupe de maintenir l'ordre par le secret et la conspiration. L'épisode final de la saison 3 "Talitha Cumi" propose un entretien (---> check) entre l'homme à la cigarette et un extra-terrestre qui a tenté de dévoiler l'existence de ces derniers, de briser l'ordre, et notre comploteur gouvernemental de révéler tranquillement après l'avoir récupéré "we give them happiness, they give us authority".
Le pouvoir est un aspect de l'ordre mais c'est plutôt l'ordre qui est un pouvoir incarné, celui du sens commun. Le pouvoir de l'ordre est dans sa discrétion, dans sa naturalisation qui cache à tous les fondements de sa raison d'être à savoir la protection d'intérêts particuliers.
X-Files met en jeu le pouvoir comme instrument de connaissance. C'est armé de sa connaissance, la certitude qu'il existe des extra-terrestres dont l'ordre cache l'existence, que Fox Mulder possède un vrai pouvoir, celui de dévoiler un ordre fondé sur la méconnaissance.
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| La vérité sur l'alchimie (Fullmetal Alchemist: Brotherhood, épisode 28 - 2009) |
Pierre Bourdieu, dans Ce que parler veut dire (1982), s'exprime sur les dominés : "dépossédés des conditions économiques et culturelles de la prise de conscience de leur dépossession et enfermés dans les limites de la connaissance qu'autorisent leurs instruments de connaissance". Le sociologue a cherché à expliquer comment les dominés peuvent adhérer et défendre un ordre qui ne représente pas leurs intérêts à travers le concept de domination symbolique.
Dans le monde de FMA, les humains disposent d'un pouvoir magique qui leur a conféré prospérité et modernité : l'alchimie. Retenus par la seule limite de l'équivalence (créer quelque chose signifie sacrifier quelque chose de la même valeur), les alchimistes sont en réalité ignorants du fonctionnement de leur pouvoir. Nos héros sont deux jeunes alchimistes, particulièrement brillants (des génies à l'image d'Anakin avec la Force), dont l'un travaille comme "Alchimiste d'Etat" autrement dit selon l'expression répandue dans la série "un chien de l'armée", en clair un "gardien de l'ordre".
Or, l'ordre étant par essence corrompu il n'affiche ni ses fondements réels ni son véritable intérêt. La révélation intervient cruellement lors de la scène montrée où les "véritables" gardiens de l'ordre, ceux qui protègent les vraies bases de l'ordre, sont en fait les grands méchants de la série. "Trop fiers de votre pouvoir vous en ignorez les fondements" révèlent-ils après avoir rendu nos héros impuissants d'un claquement de doigts.
Un cas particulièrement explicite qui met en scène le véritable rôle de l'instrument de pouvoir qu'est l'alchimie, en l’occurrence objet de connaissance puisque science, à savoir maintenir l'ordre. Les parallèles, disséminés dans de nombreux épisodes, entre l'alchimie et la religion (le mouvement de la prière, le rapport entre alchimie et miracle divin, le "Père", le tabou de la transmutation humaine etc.) se concentrent à une intensité maximale dans cette image : agenouillés devant le "Père", sorte de Zeus version japonaise, les héros comprennent finalement que les instruments de la connaissance dont ils ignorent l'origine sont les vrais barreaux bloquant leur émancipation vers un ordre de justice libéré du Mal. La quête du grand méchant est d'ailleurs de se prendre pour Dieu, passer de l'être enfermé dans une fiole qu'il était au statut d'être existant, une existence atteignable uniquement par la puissance.
Renverser l'ordre passera nécessairement par une libération de ces instruments de pouvoir qui le servent dans le sens commun le plus total, le monde imaginaire de FMA étant une dictature militaire. D'ailleurs, ce sera le choix décisif de les abandonner qui consacrera alors une émancipation complète, et le début d'une vie meilleure débarrassée du pouvoir et de ses enjeux, dans l'épisode final de la série. Ainsi, on aurait grand bien à se détourner des apparences d'un shonen (manga pour adolescents) qui propose des images infantiles mais doté de richesses inépuisables (Cf. GTO et l'Education dans "Le cas d'école du Japon").
Deux interrogations émergent immédiatement :
- le pouvoir peut-il rompre l'ordre et comment ? Dans ce cas, le pouvoir est une question de choix.
- le pouvoir est-il une malédiction ? Dans ce cas, le pouvoir est porteur d'un impératif moral.
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| Le pouvoir impuissant dans Copland (Mangold, 1997) |
La sublime interprétation de Stallone ne s'arrête pas à la figure pathétique du héros maudit mais est surtout une représentation exemplaire du pouvoir contre l'ordre.
Shérif d'une petite ville de flics dans laquelle règnent des ripoux, la corruption existe mais sans menace apparente à l'ordre public puisque sans "mafieux" ("they don't wear silk shirts") et sans larcins, Freddy semble avoir peu de travail. Mais c'est confronté à la réalité de l'ordre, qu'il se contente de regarder, par un officier de police enquêtant sur les ripoux, qu'il va finalement faire le choix d'utiliser son pouvoir pour le détruire. Il refuse de rejoindre un ordre dans lequel, homme simple et juste, il n'a pas sa place pour assumer son pouvoir de shérif, à partir du moment où il se soulève il n'a plus de soutiens et n'est plus reconnu comme le représentant de l'ordre, pour finalement détruire l'ordre qui le légitimait.
Impuissant tout au long du film, il trouve son pouvoir dans une justification extérieure : la justice. Elle n'était pas inhérente à son poste puisqu'il était apathique mais finit par trouver son cœur, le libérant de la malédiction du pouvoir.
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| Le fardeau du pouvoir dans Death Note (2003-2006) |
Un autre shonen, une autre question métaphysique : le pouvoir divin a-t-il une utilité ?
La Death Note c'est ce carnet magique qui tue inévitablement ceux dont le nom y est marqué à condition que celui qui écrit ait le visage de la victime en tête. Le carnet est récupéré par le plus brillant étudiant du Japon qui décide assez vite d'utiliser un tel pouvoir pour créer un nouveau monde de justice. Le pouvoir de tuer sans se déplacer engage une malédiction, un fardeau ("ceux qui utilisent le Death Note ne vont ni au paradis, ni en enfer") à savoir une responsabilité devant l'ordre du monde. Un tel pouvoir ne peut pas rester inutilisé et pose inéluctablement le dilemme de son utilisation, Kira choisit de faire justice en éliminant les "éléments nuisibles" de la société, une tâche dans laquelle il trouvera de très nombreux soutiens. Ses adversaires peu nombreux sont à la hauteur de son génie et viendront à bout du "nouveau Dieu" mais pas sans rencontrer en route de nombreux envieux d'un tel pouvoir, allant des criminels aux capitaines d'industries en passant par un procureur.
Par son nouvel instrument de puissance, le héros altère l'ordre, créé un nouveau paradigme qui brise l'adhésion au sens commun qui voudrait que le crime soit "inévitablement impuni". La punition juste qu'il compte appliquer met en défaut les policiers, représentants institutionnels de l'ordre, qui refusent de voir un autre juger des condamnés à mort avant leurs jugements officiels. La vision de la justice devient un enjeu d'interrogations durant tout le scénario, ce qui n'est pas sans porter un message significatif dans un pays pratiquant la peine de mort, dont une certitude ressort : pour maintenir l'ordre il faut tuer le pouvoir. Le pouvoir de la Death Note fait concurrence au pouvoir de l'Etat, garant de l'ordre, ce qui génère de nombreuses menaces et nous fait intégrer une "réalité" souvent répétée : le pouvoir est un mal nécessaire de l'ordre qui, s'il est utilisé contre celui-ci, devient une malédiction et une force corruptrice.
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| La fonction du super-héros dans Watchmen (Snyder, 2009) |
Ce diagnostic est défendu dans le film Watchmen à travers le personnage cynique du Comédien. Les super-héros sont l'image même du pouvoir, le récit du super-héros s'attache toujours d'abord à présenter l'origine de son pouvoir puis son usage pour défendre la justice/la société.
Par ce pouvoir supérieur, "hors du commun", ils s'extraient hors de la société et assure une meilleure protection, en dehors des contraintes de l'ordre. Il en résulte un rapport très souvent conflictuel à l'image de Spiderman, Batman et Superman qui vont, dans leurs films respectifs, être à un moment traqué par l'ordre institutionnel en se retrouvant pourchassé/arrêté par la police/les militaires. Je n'ai pas vu le dernier Superman mais j'ai été frappé par une affiche publicitaire du héros kryptonien mis en détention par des soldats. Pourtant n'est-il pas là, à l'instar d'Iron Man ou de Captain America, pour défendre ces institutions ? On va donc continuer ce que nous avons commencer en montrant en quoi les images de la culture populaire nous présentent le pouvoir comme injuste car fondé sur l'inégalité. Admettre l'existence du pouvoir, c'est admettre une hiérarchie qui va en découler, les super-héros sont à l'origine des "sur-hommes" que l'on a récemment essayé d'humaniser (cf. Les interrogatoires version Batman) et dont le rapport à l'ordre est incertain.
L'imagerie de ce rôle est extrapolé et "détourné" dans les Watchmen (les "gardiens" justement), où les héros défendent une Amérique dans laquelle Nixon n'a pas démissionné. Les revendications sociales sont alors réprimés par l'ordre moral de l'Amérique made in Nixon qui utilise les super-héros et leurs pouvoirs pour maintenir l'ordre. L'auteur de ce tableau a une véritable ambition qui est d'exposer le pouvoir dans sa représentation la plus fréquente au sein de la culture populaire, c'est-à-dire incapable de rendre le monde plus juste et c'est d'ailleurs dans les mots du Comédien : "What happened to the American dream ? It came true !" dit-il en pratiquant joyeusement la violente répression des libertés.
La conclusion du film est alors éminemment amorale : Rorschach abandonne la vie et le plus puissant des super-héros, le Dr. Manhattan, s'incline devant le mal nécessaire qui va préserver l'humanité. Le Dr. Manhattan est d'ailleurs lui même une allégorie de la plus puissante des armes, la force nucléaire dont il est le produit et censée préserver l'humanité de ses excès par "l'équilibre de la terreur".
Détruire l'ordre devient la seule raison d'être du pouvoir, malgré ses puissants instruments l'ordre ne peut se maintenir s'il est injuste, injuste et corrompu car fondé sur le pouvoir. Ne trouve-t-on pas parmi les héros les plus populaires ces avatars du Mal, seuls capables de rompre l'ordre au nom du Bien : Dirty Harry, John McClane, Tyler Durden, John Rambo, Jack Sparrow ou Riddick ?
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A travers ses images, la culture populaire s'évertue à mettre toujours en scène le problème récurrent de la responsabilité du pouvoir qui serait guidé par une sorte de "fardeau de la liberté", prémisse à l'avènement d'une société libre. En voyant que l'imagerie réduit très souvent l'ordre à l'autorité, on a peut-être là un début d'explication à l'anarchisme latent qui se cache au fond du rejet du politique.
L'anarchisme c'est le désir d'un ordre sans pouvoir selon la formule du livre de Norman Baillargeon, autrement dit une utopie qui n'a trouvé de réalisation que dans les fantasmes de la surpuissance incarnée dans un homme rivalisant avec Dieu.
Thomas_R







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